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Depuis maintenant quatre ans, des personnages hauts en couleur franchissent les portes du CDGI pour aller à la rencontre des résidents. Cette année, les interventions ont été réservées aux résidents atteints de maladies neuro-évolutives. En effet, ces interventions se prêtent particulièrement aux personnes atteintes de maladies neuro-évolutives car elles privilégient la communication non verbale, l’émotion et la spontanéité. Là où les mots deviennent parfois difficiles, le rire, la gestuelle et la musique ouvrent une autre voie pour entrer en relation. Cette approche favorise la stimulation cognitive et émotionnelle, tout en respectant le rythme et les capacités de chacun. La mission de ces « visiteurs impromptus » est simple mais essentielle : offrir des instants de joie, redonner confiance et tisser des liens là où la maladie tend parfois à isoler. Le 4 novembre dernier, en présence de La Nouvelle République, nous avons partagé l’un de ces moments à la résidence Les Albizias. Nez rouges, sourires éclatants et costumes colorés, Alain BOUTHIER alias « Jean-Roger » et Nathalie GALIBERT alias « Zouzou » ne sont pas de simples visiteurs : ce sont des porteurs d’émotions et des raviveurs de souvenirs. Avec leur humour tendre et leur fantaisie, ils font naître des éclats de rire, des regards complices, parfois même des larmes…
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Ces instants magiques ne seraient pas possibles sans la collaboration étroite avec les équipes soignantes. Leur présence bienveillante et leur implication permettent d’intégrer ces moments dans le quotidien des résidents, en toute sécurité et sérénité. Mais ces rencontres sont aussi une source d’apprentissage : en observant les clowns, les soignants découvrent d’autres techniques de communication, basées sur l’humour, la gestuelle et l’émotion qui enrichissent leur pratique professionnelle et renforcent la qualité de la relation avec les résidents. En assistant à cette rencontre, j’ai été profondément émue par l’empathie qui se dégage de « Jean-Roger » et « Zouzou ». Leur capacité à capter l’attention, à respecter la sensibilité de chaque résident et à créer un lien authentique est bouleversante. Ces instants nous rappellent que le soin ne se limite pas aux traitements : il se nourrit aussi de chaleur humaine, de créativité et de tendresse. |
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